100 years

250F

1957

UN DESTIN MARQUÉ PAR LE SUCCÈS

Lorsque nous réfléchissons aux triomphes sportifs du Trident, nos pensées vont directement à la Maserati de Formule 1. Véritable cheval de bataille du team officiel à la fin des années cinquante, la monoplace 250F jouait de ses atouts pour ravir aussi le cœur des gentlemen-drivers.

Début de production 1954
Fin de production 1958
Victoires 55
Châssis tubulaire en treillis
Longueur 4050 mm
Largeur 1980 mm
Hauteur 950 mm
Empattement 2280 mm
poids 650 kg
moteur L6, avant longitudinal
Cylindrée 2494 cm3
Puissance 270 ch à 8 000 tr/min
Vitesse de pointe 300 km/h
Boîte manuelle à 4 ou à 5 rapports + R

UNE ÉQUIPE DE SPÉCIALISTES

Le projet fut confié à Gioacchino Colombo, aidé dans sa mission par Vittorio Bellentani. Le but était de mettre en retraite le modèle précédent, la Maserati A6 GCM, en service de 1952 à 1953, et d'aligner le bolide sur les nouvelles réglementations techniques des Grands Prix de Formule 1.

Un destino di successo

En hiver 1953, les mécaniciens Maserati discutent de la nature du nouveau moteur. À la place du 2 500 cm³ atmosphérique, la Fédération prend en considération l'hypothèse d'un 750 cm³ à compresseur. L'approche conservatrice de Gioacchino Colombo le remporte.

Le chiffre 250 identifiait la nouvelle cylindrée de 2,5 litres que devaient respecter les moteurs à aspiration naturelle pour les épreuves des Grands Prix. La lettre F est l'abréviation de « Formule ». À part l'optimisation de son six cylindres en ligne, la 250F comporte aussi d'autres nouveautés, comme le pont arrière De Dion avec tube rigide placé juste devant l'essieu arrière.

La boîte est transversale et solidaire du différentiel. Au début, la transmission est une boîte à 4 rapports, mais en 1955, un changement est opéré et une nouvelle boîte à 5 rapports joue les intermédiaires entre les roues et le moteur. Pendant la saison 1956, la 250F vit une autre évolution. En effet, son moteur se déplace de six degrés par rapport à l'axe longitudinal, de sorte à optimiser l'aérodynamique et à abaisser le centre de gravité.

Gagnante depuis le tout début, la 250F part déjà à la conquête du Titre mondial au cours de la saison 1954, lorsque Fangio prend part aux deux premiers Grands Prix en tant que pilote Maserati. Après deux épreuves, le maître argentin mène le classement haut la main. Néanmoins, un contrat stipulé auparavant avec Mercedes impose à Fangio de passer à l'équipe de Stuttgart dès que la monoplace aurait été prête, et par conséquent, l'association avec le champion sud-américain s'interrompt. Pour recommencer trois ans plus tard.

En 1957 donc, Fangio retourne à Modène pour achever sa mission Maserati laissée à mi-chemin. La victoire finale est entre ses mains, contribuant à donner à la monoplace 250F sa réputation de gagnante, qu'elle conserve d'ailleurs encore aujourd'hui. En vérité, c'est un autre pilote, le Français Jean Bhera, qui lia davantage son nom à la légendaire Maserati de Formule 1 : dix-huit courses en trois saisons valables pour le Championnat du Monde, ainsi que la première marche du podium aux Grands Prix de Bari et de Pau.

SUR LE TOIT DU MONDE

Dans les mains de Juan Manuel Fangio et de Stirling Moss, en sept ans de loyaux services (de 1954 à 1960), la 250F collectionna les victoires et devint une référence dans sa catégorie. En duo avec Fangio, soit le pilote qui mena la 250F à sa première victoire en 1954, au Grand Prix d'Argentine, Maserati accapara le légendaire Titre mondial Conducteurs en 1957.

FAITE POUR LES CHAMPIONS

« La Maserati 250F représente la meilleure Formule 1 à moteur avant qu'un pilote puisse jamais rêver de conduire » Il s’agit là d’une citation de Sir Stirling Moss, qui s'exprima en ces termes après son adieu au monde de la compétition. C'est précisément au volant de la 250F que Moss a remporté deux des plus prestigieuses épreuves du Championnat du Monde en 1955 : le Grand Prix d'Italie et le Grand Prix de Monaco.

Plus d'un demi-siècle s'est écoulé et, pourtant, le châssis léger et fuselé de la 250F était déjà un avant-goût de l'élégance et de la technologie qui caractérisent aujourd'hui toutes les Maserati.

Détails techniques

01

250 pour la cylindrée de 2.5l du six cylindres, F comme acronyme de Formule : une voiture faite uniquement pour les compétitions, dotée d'une technologie de pointe et d'une performance extraordinaire.

02

Nombreux ont été les grands noms qui se sont assis derrière le volant de la Maserati 250F : de 1954 à 1956, pas moins de huit victoires avec, à son bord, quelques-uns des meilleurs pilotes de tous les temps, comme Juan Manuel Fangio et Sir Stirling Moss.

03

La Maserati 250F tira immédiatement les choses au clair, en remportant, à ses débuts, le Grand Prix d'Argentine de 1954, avec Juan Manuel Fangio qui gagna ensuite le Grand Prix de Belgique. En trois ans de carrière, la 250F collectionna huit victoires, huit pole positions, dix tours rapides et deux championnats pilotes.

Streaming de contenus pour les célébrations du centenaire